Après une première opération identique dans la région de Buenos Aires, au nord de Quito, c’est maintenant au sud de l’Équateur que les militaires s’attaquent frontalement à l’activité minière illégale. Dans un pays où l’or paie quatre fois plus que la cocaïne, les groupes de délinquance organisée se disputent les zones de production. L’État s’y oppose d’autant plus qu’il est en pleine campagne électorale basée en grande partie sur les thèmes de la sécurité.
Publié le : 04/11/2025 – 13:02
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Dans le sud de l’Équateur, une opération militaire d’ampleur s’attaque frontalement à l’activité minière illégale. Ici, un militaire dans les rues de Guayaquil, le 10 janvier 2024. (Image d’illustration)
Dans le sud de l’Équateur, une opération militaire d’ampleur s’attaque frontalement à l’activité minière illégale. Ici, un militaire dans les rues de Guayaquil, le 10 janvier 2024. (Image d’illustration) AP – Cesar Munoz
Homme d’affaires, fonctionnaire et Youtubeur expert en arts martiaux et sécurité, Gian Carlo Loffredo est avant tout le ministre de la Défense du président Daniel Noboa, en pleine campagne électorale. Le 16 novembre prochain, le chef d’État équatorien veut absolument remporter le référendum qu’il a proposé pour pouvoir modifier l’actuelle Constitution et renforcer la lutte contre la délinquance organisée. Il tente donc de se montrer actif dans ce domaine.
La présentation de l’opération « Tempête de feu » a tout d’un clip à la « Rambo » avec une musique rock, des incendies, des explosions. Le tout sous le regard du président et d’un ministre aux premières loges. « Le ministère de la Défense autorise la destruction de l’objectif », déclare ainsi Gian Carlo Loffredo dans la présentation vidéo.
Installations minières et logements de fortune bombardées
L’objectif en l’occurrence est le secteur de La Chonta, dans le canton Pucará de la province de l’Azuay. Après y avoir déployé des troupes et évacué la population civile, toutes les installations minières, les logements de fortune et les entrées de mines présentes sur 12 hectares ont été bombardées au mortier. Cela avec des avions d’attaque Tucano et des orgues de Staline – des camions équipés de lance-roquettes multiples.
Selon les autorités, la zone était sous le contrôle des Choneros, l’une des deux bandes les plus puissantes du pays. L’État n’a pas précisé s’il installerait une base militaire permanente, comme à Buenos Aires, pour éviter le retour des délinquants.
Fomafoguineecom. Fatoumata bah.




