la marginalisation des artistes traditionnels face à la mondialisation culturelle ; • l’absence d’un cadre légal assurant la transmission de ces richesses immatérielles.

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Adopter cette loi, c’est :

• sauvegarder nos racines culturelles,

• protéger nos maîtres artisans,

• assurer la pérennité d’un patrimoine qui incarne l’âme musicale de notre nation.

 

Préserver nos instruments traditionnels, c’est préserver la voix même de notre histoire.

En tant qu’artiste passionné de musique, j’ai enregistré ma première maquette, Mamadou Yalti Golé, au studio de Dicki Sum à Yimbaya, entre 2002 et 2004, à l’occasion de la sortie de l’album du groupe Suprem 2MT de Bilia Bah et feu Princ’o. Ce fut pour moi un acte fondateur d’amour pour la musique guinéenne.

 

III. Projet de loi portant organisation des spectacles vivants en République de Guinée

 

Les spectacles vivants — concerts, théâtre, danse, cirque, humour — constituent le cœur battant de notre vie culturelle et sociale.

Ce secteur dynamique, porteur d’emplois et de créativité, mérite un encadrement juridique clair, protecteur et promoteur.

 

Ce projet de loi vise à :

a) structurer un secteur vital de la culture nationale ;

b) protéger les artistes et leurs œuvres ;

c) stimuler l’économie culturelle ;

d) promouvoir la diversité et l’identité guinéenne ;

e) encadrer les spectacles étrangers tout en favorisant les échanges internationaux.

 

Au-delà du texte, c’est un outil de développement et un levier d’emploi.

Cette loi affirme que la culture n’est pas un luxe, mais une force économique, une expression de liberté et un ciment de cohésion nationale.

 

En tant que comédien professionnel, j’ai eu l’honneur de représenter la Guinée au Festival Panafricain de Théâtre d’Alger avec le Théâtre National, sous la direction de feu Tantie Magass.

Je suis également humoriste et producteur, détenteur de deux licences professionnelles à travers mon label Soudou Daardja et le centre culturel Ka Werde.

 

IV. Projet de loi portant statut de l’artiste et des professionnels de la culture

 

Depuis le 2 octobre 1958, les artistes guinéens occupent une place centrale dans la construction de notre identité nationale.

Sous l’impulsion du Président Ahmed Sékou Touré, la culture devint un pilier de souveraineté et de dignité africaine.

 

Ce projet de loi vient :

• reconnaître officiellement la contribution des artistes à la Nation ;

• leur garantir une protection sociale et professionnelle ;

• faire de la culture un vecteur de développement économique et humain.

 

Adopter cette loi, c’est rendre justice à ceux qui portent la mémoire, la parole et l’âme du peuple guinéen.

C’est affirmer que la Guinée place l’humain, la culture et la dignité au cœur de son projet de société.

 

Et, Monsieur le Président, vous avez au sein de cette institution un artiste dans l’âme, témoin et acteur de cette transformation culturelle.

 

Ces quatre projets de loi forment un ensemble cohérent, ambitieux et historique.

Ils traduisent la volonté commune du Gouvernement et du Conseil National de la Transition de refonder la politique culturelle nationale sur des bases solides : reconnaissance, protection, professionnalisation et valorisation.

 

Chers collègues Conseillers,

en votant ces lois, nous posons un acte de renaissance culturelle, celui de réconcilier la Guinée avec sa grandeur artistique et d’offrir à notre jeunesse créative les moyens d’inventer un avenir à la hauteur de notre héritage.

Honorable Mohamed Lamine Diallo alias Mamadou Thug

Artiste, comédien et membre du Conseil National de la Transition.

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