Le Sénégal traverse aujourd’hui une période très difficile sur le plan économique. Le pays doit beaucoup d’argent : sa dette est devenue énorme, elle dépasse 130 % de ce que le pays produit en une année, soit environ 17 000 milliards de francs CFA. Cela veut dire que le Sénégal doit plus d’argent qu’il n’en gagne. Cette situation est le résultat de plusieurs années d’emprunts pour construire des routes, des ponts, des hôpitaux, et aussi pour payer des subventions sur l’électricité, le carburant ou encore les produits alimentaires. À cela s’ajoutent les conséquences de plusieurs crises : la pandémie du COVID-19, la guerre en Ukraine, la hausse des prix dans le monde et la baisse de certaines exportations.
Mais le plus grave, c’est qu’on a récemment découvert qu’il existait aussi une dette cachée, c’est-à-dire de l’argent emprunté mais qui n’avait pas été déclaré officiellement. Selon plusieurs rapports, cette dette cachée serait comprise entre 7 et 11 milliards de dollars américains. Elle viendrait de prêts mal enregistrés, de dettes des entreprises publiques et d’autres arriérés oubliés. Cette découverte a choqué beaucoup de gens et a fait perdre confiance à certains partenaires étrangers du Sénégal.
Face à cette situation, le gouvernement prépare sa loi de finances pour l’année 2026, un document très important qui fixe tout ce que l’État va gagner et tout ce qu’il va dépenser. En gros, c’est le plan du pays pour gérer l’argent public pendant un an. Cette loi doit être votée avant le 15 décembre 2025.
Pour redresser la situation, l’État veut réduire les dépenses et augmenter les recettes. Il prévoit donc de hausser de 5 % l’impôt sur les entreprises et sur les revenus, de créer de nouvelles taxes sur les jeux de hasard, les transferts d’argent mobile et certaines maisons ou terrains, et de baisser les subventions, surtout celles liées à l’électricité. Avec toutes ces mesures, le gouvernement espère récupérer environ 6 milliards de francs CFA pour alléger la dette.
Mais le Fonds monétaire international (FMI) n’est pas totalement d’accord. Il estime que ces décisions sont trop dures et qu’elles risquent d’étouffer les petites entreprises et les familles modestes. Si les impôts et les taxes deviennent trop lourds, cela pourrait freiner les activités économiques et créer des tensions sociales. Malgré cela, le gouvernement sénégalais ne veut pas, pour l’instant, demander d’aide extérieure ou réorganiser sa dette. Il préfère tenter de régler le problème seul, ce que certains experts jugent risqué.
Aujourd’hui, une grande partie de l’argent que le Sénégal gagne sert uniquement à rembourser ses dettes, laissant très peu pour les écoles, les hôpitaux ou les projets de développement. C’est pourquoi cette loi de finances 2026 sera un moment décisif : elle peut soit remettre le pays sur le bon chemin, soit aggraver la crise si elle échoue.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Faut-il accepter de serrer la ceinture pendant quelques années pour rembourser plus vite, même si cela fait souffrir la population ? Ou bien vaut-il mieux avancer plus lentement, pour protéger les familles et les petites entreprises, au risque de rester endetté plus longtemps ?
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Fatoumata bah pour fomafoguineecom.




