Sénégal :Légende image,Une opération de secours en mer de migrants à bord d’un canot de sauvetage.

0
30

Le Sénégal s’est doté d’une stratégie nationale de lutte contre la migration irrégulière

Au Sénégal, les victimes de la migration irrégulière se compte par centaines, voire milliers. Ces dernières années, le pays s’est doté d’une stratégie nationale de lutte contre le phénomène et un comité ministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI) a été mis en place et dirigé par un Secrétariat permanent.

 

La stratégie nationale repose sur cinq axes : à savoir la prévention, la gestion des frontières, des mesures de répression (contre les convoyeurs), des mesures d’aide, d’assistance et de protection, le retour et la réinsertion des migrants.

 

 »L’objectif général est de lutter contre la migration irrégulière par une gestion intégrée des frontières pour contribuer au développement économique et social » lit-on dans le document de présentation de la stratégie.

 

En pratique, le gouvernement travaille à  »l’amélioration du cadre juridique, institutionnel et organisationnel, la modernisation et l’intégration du système de gestion des frontières, le renforcement de l’assistance et la protection des migrants vulnérables.

 

Par ailleurs, un système national de coordination des opérations et de partage d’information a été mis en place entre les différentes structures concernées et le poste de commandement mixte du ministère de l’Intérieur pour plus d’efficacité dans la lutte.

 

D’autres acteurs invitent à changer de paradigme

Adama Mbengue, président de l’ONG ADHA estime que la lutte actuelle souffre de plusieurs limites.  »On observe un déficit de coordination entre les acteurs institutionnels, une implication insuffisante des jeunes et un manque de programmes de réinsertion crédibles pour les rapatriés ».

 

Il regrette  »une approche sécuritaire et répressive, alors qu’il faudrait davantage investir dans la prévention, la sensibilisation et surtout dans le développement économique local et la formation professionnelle adaptée au marché du travail » pour inverser la tendance.

 

Le maire de la commune de Ouakam, Abdoulaye Aziz Gueye, prône la poursuite de la sensibilisation des jeunes. Il estime cependant que les communes doivent avoir plus de responsabilités dans la lutte contre la migration irrégulière.

 

 »Ce qu’il y a lieu de faire, c’est que chaque commune prenne ses dispositions pour empêcher des départs à partir de son territoire sur tout le long de la côte » dit-il.

Si une telle proposition venait à se matérialiser, elle nécessitera davantage de moyens humains et matériels, car le Sénégal dispose de quelque 718 km de côte.

Fatoumata bahpourFomafoGuinéecom.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici