Madagascar sous tension le président dissout son gouvernement.

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de sécurité à renoncer à l’usage d’une force inutile et disproportionnée et à libérer immédiatement tous les manifestants détenus arbitrairement », a déclaré M. Türk dans un communiqué lundi.

Selon l’ONU, les morts « comprennent des manifestants et des passants tués par des membres des forces de sécurité, mais aussi d’autres personnes tuées lors des violences généralisées et des pillages commis par des individus et des gangs qui ne sont pas associés aux manifestants ».

La semaine dernière, le président de Madagascar a annoncé qu’il avait limogé le ministre de l’Energie parce qu’il n’avait pas fait son travail correctement, mais les manifestants ont exigé que le président et le reste de son gouvernement démissionnent également.

Des milliers de personnes sont à nouveau descendues dans la rue lundi.

« Je comprends la colère, la tristesse et les difficultés causées par les coupures d’électricité et les problèmes d’approvisionnement en eau », a déclaré M. Rajoelina lors de son allocution sur la chaîne publique Televiziona Malagasy.

Il a précisé qu’il avait « mis fin aux fonctions du Premier ministre et du gouvernement » et que les candidatures pour un nouveau Premier ministre seraient reçues au cours des trois prochains jours avant la formation d’un nouveau gouvernement.

Toutefois, les personnes actuellement en poste assureront l’intérim en attendant la formation d’un nouveau gouvernement, a-t-il précisé.

M. Rajoelina a ajouté qu’il souhaitait s’entretenir avec les jeunes.

Lors d’une des manifestations de la semaine dernière à Antananarivo, on pouvait lire sur une banderole : « Nous ne voulons pas d’ennuis, nous voulons juste nos droits ».

Mais certains rapports de la semaine dernière suggéraient que les manifestants avaient endommagé – peut-être en y mettant le feu – les maisons d’au moins deux législateurs. Le mouvement « Gen Z » affirme cependant que des hommes de main payés ont pillé plusieurs bâtiments afin de nuire à leur cause.

Madagascar a été secouée par de nombreux soulèvements depuis son indépendance en 1960, y compris des manifestations de masse en 2009 qui ont forcé l’ancien président Marc Ravalomanana à démissionner et ont permis à M. Rajoelina d’accéder au pouvoir.

Les manifestations constituent le défi le plus important auquel le président a été confronté depuis sa troisième réélection en 2023.

Fomafo Guinéecom.

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