Le dossier judiciaire impliquant Soriba Soumah, directeur général de l’hôpital Jean Paul II de Taouyah, continue de retenir l’attention devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Poursuivi avec deux autres personnes pour un présumé détournement de plus de 12 milliards de francs guinéens, le prévenu a comparu de nouveau devant la chambre de jugement.
Au cours des audiences, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a demandé la comparution de l’ancienne ministre Charlotte Daffé ainsi que de l’ex-directeur général du Budget. Selon le ministère public, leur audition en qualité de témoins pourrait apporter des éléments utiles à la compréhension des faits reprochés, ces responsables ayant exercé des fonctions stratégiques au moment des faits visés dans la procédure.
De son côté, Soriba Soumah, qui conteste les accusations formulées contre lui, a introduit une demande de mise en liberté afin de poursuivre son procès hors détention. Devant la Cour, il a assuré qu’il ne comptait pas se soustraire à la justice et qu’il resterait disponible pour répondre aux convocations.
Cette requête n’a toutefois pas infléchi la position du parquet spécial. Alphonse Charles Wright a réaffirmé sa détermination dans la lutte contre les infractions financières, rappelant que l’objectif principal demeure la protection des ressources publiques et la récupération des fonds présumés détournés.
Le procureur a insisté sur l’application stricte de la loi à tous, sans distinction, dans le cadre des procédures engagées devant la CRIEF.
L’évolution de ce procès reste particulièrement suivie, tant en raison des montants évoqués que des personnalités citées dans ce dossier judiciaire.
Tima fatou pour fomafoguineecom.

